France : la mise en examen de Marine Le Pen aggravée dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen

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, 12 octobre (Xinhua) — , la présidente du parti français d’extrême droite Rassemblement national (RN, ex-Front national), convoquée vendredi par les juges d’instruction du tribunal de Paris, s’est vue notifier sa mise en examen pour des faits de « détournements de fonds publics » dans le cadre de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs du Front national au .
Déjà mise en examen en juin 2017 pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance », Mme Le Pen est désormais poursuivie pour « détournement de fonds publics », un délit passible de dix ans d’emprisonnement et d’un million d’euros d’amende, contre trois ans de prison et de 375.000 euros d’amende pour l’abus de confiance.
L’enquête, qui porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national, cible au total 17 députés et les contrats d’une quarantaine de collaborateurs pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.
Comme en juin 2017, Marine Le Pen a refusé vendredi de répondre aux juges dans l’attente de l’examen, le 27 novembre, d’un recours devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. « L’autorité judiciaire ne peut s’ériger en arbitre du contenu du travail politique d’un député et de son bien-fondé sauf à violer le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs », a-t-elle déclaré à la presse. « Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés », a-t-elle affirmé.
En juillet dernier, les juges d’instruction financiers parisiens chargés d’enquêter sur cette affaire ont retenu 2 millions d’euros de subvention publique qui devaient être versés au Rassemblement national, un montant finalement ramené à 1 million d’euros par la cour d’appel de Paris.
Une quinzaine d’autres mises en examen ont déjà été ordonnées dans cette affaire par les magistrats financiers Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke. Sont notamment concernés le Front national, le compagnon de la présidente Louis Aliot et Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019. Fin